C’est en me divertissant sur le blog d’un célèbre magazine pour filles que je suis tombée sur celui de Cécile. Deux clics plus tard, me voilà nez à nez avec la phrase qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines : « Etes-vous complètement heureux dans votre vie d’entrepreneur(e) ? ». Et ces premiers mots « J’ai décidé de vous faire un cadeau ».

Mon premier cadeau a été de tomber sur ce blog, le deuxième de faire parti des dix heureuses élues au « test ». C’était mon jour de chance ! Je ne savais pas encore à quel point…

Après quelques mails échangés, le rendez-vous est pris. Impatience et trac se mêlent, car je ne sais rien de ce qui m’attend.

Jour J : le téléphone sonne et je décroche, un peu nerveuse.

Dès les premiers mots, mon corps se dénoue et je souris au bout du fil. Cinq minutes plus tard, j’ai une patate d’enfer ! J’me mettrais presque à danser la tecktonik ! Pourtant, y’a vraiment pas de quoi… au vu des résultats de mon test. Cécile questionne et je réponds, je me raconte et Cécile écoute. Je ne sais plus bien, alors Cécile m’invite à rentrer par une autre porte, et naturellement, j’y vais. Cécile croit en moi et moi, j’ai envie d’y croire aussi !

Ensemble, on décide d’un nouvel entretien, dans quelques semaines, pour faire le point, parce que souvent, « faut qu’ça décante… ».

Je m’isole, je réfléchis, je me souviens, et puis j’analyse, ma vie, mes rêves… Pendant que Cécile poursuit et aide ailleurs d’autres fleurs à s’épanouir, je réalise que… bah non, je ne suis pas heureuse dans ma vie d’auto-entrepreneur(e). Bizarrement, je commence même à me sentir (déjà ?!) un peu plus heureuse. Le dire, c’est ne plus le nier. C’est ne plus SE nier soi-même. C’est accepter d’être arrivé, à cet instant t où l’on existe, au bout d’une aventure. C’est un peu comme la première histoire d’amour qui arrive juste après THE BIG LOVE : ça fait du bien, ça aide à se reconstruire, à reprendre une bonne dose de confiance en soi, mais on sait souvent d’avance qu’elle n’a pas d’avenir et qu’un jour, il faudra partir en lui disant « merci pour tout ce que tu m’as apporté, je ne l’oublierai jamais ». C’est un peu douloureux, mais qu’est-ce qu’on a grandit ! L’expérience nous a transformé et ne peut nous porter que vers d’autres horizons encore plus grands.

C’est ce que j’ai vécu et que j’ai partagé avec Cécile (et que je partage aujourd’hui avec vous) au cours du deuxième échange téléphonique, toujours aussi chaleureux. Cécile a accueilli mes mots avec beaucoup de respect et de bienveillance, et l’espace d’une seconde un vague sentiment de culpabilité… Non, surtout pas, Cécile ! Je te dois au contraire un énorme merci pour m’avoir permis d’oser, et d’être moi-même sans me sentir jugée.

Renoncer à son auto-entreprise, sans dommages collatéraux, ne signifie pas pour moi échouer, puisque le simple fait de m’être engagée et investie un temps dans ce projet m’a poussé au-delà de mes limites, m’a fait sortir des sentiers battus, dans un contexte économique pourtant peu ensoleillé…

Décider aujourd’hui de cesser mon activité parce que la réalité ne correspond plus à mes rêves, c’est tout sauf un échec.

C’est laisser le terrain en jachère, l’aérer, le faire respirer, pour qu’un jour il soit fin prêt à accueillir les futures graines, porteuses de belles histoires.

Finalement, je ne me suis jamais sentie aussi heureuse et libre.

Merci Cécile, mission réussie !

** Sonia Cottier **

Abonnez-vous !

Pour recevoir mes prochains articles directement dans votre boîte mail

Vous êtes abonné(e) ! RDV dans votre boîte mail

Pin It on Pinterest