voir sa vie en grand

© Cécile Bonnet

L’essence de ma nature est de libérer les personnes des obstacles qu’elles se créent elles-mêmes  pour oser mener une vie en accord avec qui elles sont et leurs désirs profonds.

C’est le « travail » de fond qui a jalonné mon année 2014 : en passant d’une crise existentielle à une mue puis une libération.

Et si l’argent n’avait pas d’importance ?

Un des obstacles les plus courants que je rencontre, et chez moi en 1er lieu, est celui de l’argent.

Notre véritable nature créative est enfermée dans un subtil et puissant mécanisme d’obligations liées à l’argent que nous nous devons de gagner pour vivre.

Quand je pose la question aux entrepreneurs avec lesquels je travaille « Et si l’argent n’était pas pas un problème, s’il était suffisant à votre vie entière, que feriez-vous ? » j’entrevois l’univers infiniment créatif et libre qui se dessine derrière les barrières. Mais très vite la « frontière » reprend ses droits, ou plutôt ceux qu’on lui a donnés, et rappelle à l’ordre le mental dans un soupir « mais bon, il faut arrêter de rêver, ce n’est pas possible, il faut bien que je travaille pour gagner de l’argent ! ».

Alan Watts pose aussi la question à des étudiants : « Et si l’argent n’avait pas d’importance » et les réponses qu’il obtient sont celles que j’entends et pas seulement avec mes 2 oreilles 😉

Gagner sa vie versus vivre sa vie gagnée

J’ai découvert Christian Junod, grâce à une amie. Cet ex-banquier suisse, élève de Peter Koenig, accompagne désormais les personnes à remettre l’argent à sa juste place : celle d’un simple bout de papier qui a remplacé le troc dans notre société, what else ?

Justement, le reste c’est nous qui l’avons construit de toute pièce, presque malgré nous.

Dans cette conférence « Mon entreprise et l’argent : ami ? ennemi ? », il évoque avec justesse les croyances liées à l’argent que nous avons érigées en règles absolues de génération en génération et continuons de perpétuer sans plus en avoir conscience, notamment au travers d’expressions dont nous ne remettons jamais en cause la signification.

Par exemple, si notre enfant nous demande pourquoi nous travaillons, nous répondons presque toujours « pour gagner ma vie ». Or Christian Junod nous rappelle que nous n’avons pas à la gagner puisque nous sommes né(e)s.

Nous méritons tous et toutes notre vie dès notre naissance
que nous ayons été désirés ou non.

C’est une lutte non seulement inutile mais veine puisque nous passerons notre vie à chercher à la gagner sans jamais y parvenir et pour cause puisque si à notre mort nous perdons la vie, c’est bien qu’à notre naissance nous l’avons déjà gagnée et que l’argent ne sera jamais le « bon » moyen.

En travaillant pour gagner sa vie, nous faisons alors des choses par nécessité : nous menons une vie qui ne nous plait pas vraiment, ni ne nous épanouit, parfois jusqu’au burn-out pour certains …

Alors le travail prend tout son sens de labeur, et c’est de cette façon que nous le véhiculons aussi auprès de nos enfants. Travail et plaisir deviennent antinomiques, voire même interdits dans la conscience collective de notre société.

La clé d’un changement est peut-être justement là.

A nous de casser le moule et les codes pour nous libérer et que nos enfants ne soient pas esclaves à leur tour de leur vie et de l’argent. Car de l’argent, il en faut toujours plus pour acheter ce que notre société matérialiste nous impose pour être heureux et avoir de la valeur.

Or l’argent ne comble jamais le vide qui se creuse au fil du temps en nous : nous continuons à courir après pour nous remplir davantage, mais de quoi ? de qui ?

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