créativitéDécouvrir son excellence répond à une quête de réalisation de soi. Mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de souffrances derrière cette quête. La souffrance de ne pas être à sa place, de déranger, de se sentir a-normal(e), d’épuiser ses ressources pour chercher à s’adapter à ce qu’on nous impose comme modèle de réussite jusqu’au burn out pour certains.

Nos défauts cachent souvent nos talents

Depuis maintenant 5 ans que j’accompagne des entrepreneurs qui veulent réussir différemment, et depuis toujours puisque j’agis selon mon excellence sans le savoir, mais aussi au travers de ma propre expérience d’entrepreneur, j’ai remarqué que ce qu’on cherchait à corriger, ce qui nous pose un « problème » de sociabilité, ce qui nous fait souffrir parce que c’est la cause d’éternelles reproches, révélait en vérité notre singularité et notre talent le plus précieux.

La formation de Joël Guillon « Découvrir son excellence dans l’action » me l’a confirmé !

Mais alors pourquoi notre souffrance passée devrait finalement se révéler notre bonheur à venir et surtout comment ??

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le problème ce n’est pas nous mais :

  • le contexte dans lequel nous nous trouvons qui n’est pas approprié
  • les personnes de notre environnement qui ne sont pas en demande de notre excellence.

Quand j’ai développé mon activité à mon compte, on a m’a reconnu et remercié exactement ce pour quoi on me jugeait et on me faisait des reproches dans ma vie professionnelle jusqu’à mettre fin à mon contrat : libre (trop hors du cadre, difficile à canaliser), énergique (atypique), sincère (trop gentille), créative (excentrique), en questionnement poussé et pertinent (une chi…se, toujours à trouver la petite bête), optimiste (utopique), simple (pas suffisamment politiquement correct), attentionnée et généreuse (non productive) etc etc.

Bref là où avant je dérangeais, désormais j’étais libre d’être et on me remerciait pour cela : j’ai éprouvé une telle reconnaissance que j’en ai pleuré.

Mon anti-conformisme n’encombrait plus, il aidait les autres.

Je n’avais pourtant pas changé : j’étais la même, « en pire » j’allais dire ! J’ai su alors que j’étais à ma place et auprès des bonnes personnes. Je le sentais mais je ne savais pas encore pourquoi précisément.

Notre mode opératoire est invisible à nos propres yeux

Joël Guillon nous explique que nous développons notre mode opératoire entre l’âge de 0 à 16 ans, souvent face à une situation difficile.

Notre cerveau trace des connexions privilégiées qui deviennent des sillons au fil des années : notre excellence se niche alors dans notre mémoire « procédurale ». Nous agissons avec une extrême rapidité en excellant de manière automatique sans avoir à le nommer.

C’est parce que nous n’avons plus conscience de la manière dont nous procédons, comme pour faire du vélo (on ne pense pas consciemment à mettre le pied sur la pédale, à pousser dessus avec la jambe puis à pousser sur le pied opposé, tout en regardant devant nous, etc), que notre excellence nous est cachée à nous-même. Notre mode opératoire nous est devenu tellement familier et naturel qu’il en devient banal et invisible à nos propres yeux. Nous croyons sincèrement que tout le monde peut faire ce que nous arrivons si bien à faire sans efforts, avec plaisir et beaucoup de résultats.

S’il arrive qu’on nous dise « merci ! » on répond incrédule «Mais de rien, je n’ai rien fait, tout le monde peut le faire ».

Très souvent même nous cherchons à lutter contre car tant que nous ne déclarons pas notre talent ouvertement, il arrive fréquemment qu’il nous pose problème dans nos relations aux autres (qui n’ont rien demandé). Nous ne sommes pas compris, notre fonctionnement dérange sans qu’on arrive à se l’expliquer. Alors notre excellence devient un défaut à corriger absolument (pour être accepté et aimé).

Notre excellence est banale, facile et non nommée

Pour Joël Guillon il y a excellence :

– quand il y a banalisation.

– quand on est incapable d’expliquer comment on fait (notre mémoire procédurale n’a pas mis en mots), parlant plutôt « d’intuition »

– quand cela nous semble si facile et plaisant alors que pour d’autres c’est complexe – voire impossible- et surtout rébarbatif.

C’est pour cela qu’on est généralement déçu de découvrir son excellence, trèèèèss déçu. On s’attend à une révélation extra-ordinaire et on se trouve face à une banalité absolue de notre point de vue. Ça fait un grand FLOP ! Pas de sourire de béatitude, de cri de joie, l’effusion ressemble plutôt à un regard circonspect, un sourire gêné, un haussement d’épaule qui dirait « et alors quoi ? »

Mais tous dans cette salle, quand nous avons découvert notre excellence, nous ne l’avons contredit, nous l’avons à tour de rôle plus ou moins nié voire carrément rejeté avec notre mental mais notre cœur nous criait que c’était juste.

Notre identité narrative

Une étape de la formation (la 2ème journée en fait) consiste à se réapproprier notre nature profonde, à l’accepter au-delà de la reconnaître pour pouvoir la faire grandir dans notre intérêt et celui de ceux qui en ont besoin.

Le cœur dit « oui » mais la tête dit « non ». Haaa notre mental, toujours très fortiche pour nous souffler ses petites voix négatives hypra convaincantes !

Nous apprenons alors que notre cerveau se défend de plusieurs années d’une histoire qu’on s’est racontée ou qu’on nous a racontée sur la personne que nous étions : il s’agit de notre identité narrative.

C’est une étiquette que nous portons sur le front qui nous réduit, nous limite, nous rend prisonnier.

Souvent, c’est dès tout petit que l’étiquette se colle. Et cette étiquette on lui fait honneur, on l’épouse comme une vérité, comme notre identité véritable.

« Elle est gauche », « il est timide », « c’est une élève sérieuse », « sa sœur est une très belle fille ».

Nous tenons le rôle qu’on pense être le nôtre. Mais on s’éloigne de soi, on vit en contradiction avec nos besoins ou on étouffe une partie de nous-même et on s’asphyxie : la bonne élève n’est pas jolie et sa sœur ne réussit pas ses études.

Nos croyances deviennent réalité et se renforcent car la réalité leur donne raison !

Rationnelle ET créative

Je ne vous ai pas tout dit sur mon excellence, j’ai omis beaucoup d’étapes du mode opératoire.

Une étape du  processus d’excellence (il y en a 5 en tout) consiste à créer des solutions et me concernant j’ai l’art de créer des solutions très créatives et sur-mesure pour aider une personne à dissoudre ses limites, à transgresser la conformité pour oser être qui elle est et ainsi développer son plein potentiel.

J’agis avec une dynamique à la fois très rationnelle et très créative, c’est ma particularité.

 Ma créativité

Et voilà le mot est lâché !

Moi créative ??? Mais noooon, c’est ma sœur la créative de la famille ! Moi je suis l’intello je vous dis !

Heureusement que je m’étais ouverte à ma créativité depuis le début de l’année, sinon j’aurais moi aussi haussé des épaules d’un grand « pfff, n’importe quoi ! ».

J’ai la conviction que nous sommes tous créatifs mais je découvre que je le suis plus particulièrement car ayant l’art de sortir du cadre normatif, mon imagination n’a pas de limites. Or je l’ai nié et renié toutes ces années. Outre mon identité narrative d’aînée sage et responsable, intello et sérieuse, mon cerveau m’avait produit un argument implacable : tu n’es pas créative si tu ne sais pas dessiner ! Oui je sais, ça me paraît aussi d’un ridicule sans nom maintenant que je l’écris mais je vous assure que je n’ai jamais cherché à contredire cette idée ! Comme quoi, il faut parfois du temps pour faire grandir ses « vérités » d’enfant et s’en libérer 

Un verrou a sauté en moi.

Désormais la créativité fait partie intégrante de ma pratique : je crée des jeux et des ateliers créatifs sur-mesure pour mes formations, ateliers et conférences. Cela se fait naturellement et c’est un réel succès qui me comble car je m’éclate. Tiens tiens on dirait bien que mon mode opératoire d’excellence est à l’oeuvre 😉

Et alors ? Tout ça pour quoi faire maintenant ?

Alignée et recentrée, j’ai fait peau neuve : mon activité, ma communication, mon offre, mon emploi du temps aussi tout naturellement et bientôt mon site et mes projets.

Je ne lutte plus, ne réfléchis plus : j’y vais et je fais, en me faisant confiance.

Mon ambition : encourager, insuffler, révéler, la star que vous êtes d’oser être pour faire !

C’est ce qui me fait vibrer, c’est ce que je sais faire de mieux 😉

——-DERNIERE MINUTE——-

Au moment où je publie cet article, je « tombe » sur l’interview de Joël Guillon publiée ce jour par Joanna Quelen (de Moostep) sur le Mo2i. On ne trouve quasiment pas de vidéos de Joël Guillon expliquant sa méthode, aussi je remercie Joanna pour son initiative et le plaisir toujours renouvelé de ses vidéos (Joanna est sur ma liste de « personnes à rencontrer » … j’attends l’impact qui je le sens ne saurait tarder 😉 ).

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